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L'Objet d'Art n° 23 SP du 01/01/2006 Numéro Hors Série Italia Nova Une aventure de l'art italien, de 1900 à 1950. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Un demi-siècle de révolutions italiennes | Eva Bensard | Pages 2-16 |
| au Grand Palais Tout au long de la première moitié du XXe siècle, l’Italie a vu naître, se développer et s’affirmer les forces vives de l’avant-garde, puisant dans des racines nationales les sources d’innovations qui entrent de plain-pied dans la grande aventure de l’art moderne européen. En peinture comme en sculpture, la modernité y a pris des visages divers et parfois contradictoires, s’incarnant tour à tour dans le futurisme et le Novecento, le primitivisme et la Peinture métaphysique. Réunissant quelque 120 oeuvres, le Grand Palais célèbre jusqu’au 3 juillet 2006 cinquante ans d’évolutions et de révolutions, invitant à la découverte d’artistes célèbres et moins célèbres, parmi lesquels se détachent les noms de Boccioni, Balla, Carrà, De Chirico ou encore Morandi. |
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| L’Italie à l’aube du XXe siècle, une difficile conquête de la modernité | Eva Bensard | Pages 18-19 |
L’Italie, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, semble avoir perdu son attrait sur les artistes du monde entier et son rôle de capitale des arts. Le séjour transalpin apparaît démodé, l’Italie une destination comme une autre, un paysmusée où l’art moderne n’a pas droit de cité. En quête de nouveautés et de commanditaires, plusieurs artistes italiens (les peintres Boldini, De Nittis, Zandomenighi, le sculpteur Medardo Rosso…) prennent d’ailleurs le chemin de Paris. |
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| La révolution futuriste, célébration du monde moderne | Annie Yacob | Pages 20-33 |
Première incarnation révolutionnaire de l’avant-garde italienne, le futurisme anime la scène artistique pendant trente ans, à grand renfort de manifestes, de tracts, de théories provocatrices, rassemblant derrière le poète Marinetti des artistes issus de la littérature, des beaux-arts ou de la musique. Désireux de célébrer le dynamisme et les inventions modernes, les peintres futuristes, tels Boccioni, Balla, Russolo ou Carrà, s’emparent des techniques divisionnistes pour décomposer lumière et mouvement, couleurs et formes, jusqu’à dissolution de l’objet. |
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| Giorgio De Chirico, un classique révolutionnaire | Annie Yacob | Pages 34-41 |
Tandis que les innovations futuristes bouleversent le paysage artistique italien du début du siècle, Giorgio De Chirico tente d’imposer une peinture qui, malgré son apparent classicisme, affirme une force et une nouveauté saluées par les surréalistes. Prenant le nom de Peinture métaphysique au sortir de la Première Guerre, son art peuplé d’objets immobiles, de mannequins, de statues, de décors inanimés, puise dans l’Antiquité et dans la philosophie une énigmatique mélancolie. |
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| Les années 1920 : la redécouverte du classicisme | Eva Bensard | Pages 42-53 |
Au sortir des années de guerre, suivant le mouvement généreusement initié par Giorgio De Chirico dans ses tableaux métaphysiques, nombreux sont, parmi les anciens acteurs de l’avant-garde même, les peintres qui cherchent dans la tradition picturale italienne une inspiration renouvelée. Primitivisme, Réalisme magique et Novecento sont autant de visages pris par ce retour aux valeurs classiques, où se distinguent les noms de Carlo Carrà, Antonio Donghi, Gino Severini ou encore Mario Sironi. |
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| En marqe de l'art officiel, la fronde picturale des années 1930 | Eva Bensard | Pages 54-57 |
Alors que le retour aux canons classiques en vient à incarner l’esthétique du nouveau régime et que le mouvement Novecento s’oriente à partir des années 1930 vers une exaltation des valeurs imposées par Mussolini – représentation de l’identité nationale, défense de la famille, glorification de la Rome antique –, quelques artistes revendiquent leur indépendance par un art à contre-courant. |
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| Giorgio Morandi | Gérard-Georges Lemaire | Pages 58-69 |
Par sa personnalité discrète comme par son oeuvre reconnaissable entre toutes, Giorgio Morandi (1890-1964) affirme son originalité au sein de l’avant-garde italienne de la première moitié du siècle. Représentant de la Peinture métaphysique dès 1918, il développe par la suite un art très personnel, largement dominé par la nature morte, où s’enchevêtrent figuration et abstraction, architecture de la composition et harmonies de couleur, et qui cherche moins à restituer la présence des objets qu’à la mettre en question. |
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| Burri, Fontana... figures du renouveau après 1945 | Eva Bensard | Pages 70-71 |
Dominée par la querelle entre l’abstraction et la figuration, la fin de la Seconde Guerre mondiale marque le début d’une ère nouvelle pour l’art italien. |
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| Italia Nova | Céramique d'Iznik |