L'Objet d'Art n° 373 du 01/10/2002
Numéro Normal  
Grand Palais : la nature sans fard de Constable
Montréal : Richelieu et l'art de son temps, raison d'État et goût personnel. Un visage méconnu d'Aubusson : les tapis en coton. Limoges : émaux peints de la Renaissance. Le château de Sigmaringen, fastueuse résidence des Hohenzollern. Claude-Charles Saunier, un ébéniste du siècle des Lumières.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Richelieu et l'art de son temps, raison d'État et goût personnel Hilliard T. Goldfarb Pages 24-37

Au musée des Beaux-Arts de Montréal, une exposition originale explore le mécénat exercé par le cardinal de Richelieu (1585-1642) et les effets de son gouvernement sur les arts. Elle réunit près de 170 œuvres de Poussin, Vouet, Le Bernin, La Tour…, peintures, sculptures, gravures, et révèle une œuvre de Laurent de La Hyre demeurée jusqu'alors inédite. Grand ordonnateur des arts, génie politique doté d'un rare souci de perfection, le cardinal y apparaît aussi comme un mécène d'une étonnante sincérité.
cardinal de Richelieu Armand-Jean du Plessis Louis XIII
 
Un visage méconnu d'Aubusson : les tapis en coton Élisabeth Floret Pages 38-41

La manufacture royale d'Aubusson, grâce à la souplesse que lui procurait son organisation, s'est caractérisée par la variété de ses réalisations. Parmi ses tentatives les plus originales figure la production de tapis au point noué en coton : cet étonnant tapis présenté à la XXIe Biennale des Antiquaires (cf. L'EOA n° 372) par Yves Mikaeloff en constitue l'unique témoin conservé aujourd'hui.
coton point de Savonnerie
 
La nature sans fard de Constable Éva Bensard Pages 42-51
au Grand Palais
Au Grand Palais du 10 octobre au 13 janvier, l'exposition “Constable” est la première grande rétrospective consacrée au peintre anglais en France. Fruit d'une étroite collaboration franco-anglaise, elle a été conçue de manière tout à fait originale. En effet, c'est le grand peintre britannique Lucian Freud, passionné depuis longtemps par l'œuvre de Constable, qui a choisi les quelque 200 tableaux, esquisses et dessins présentés. Cette sélection permet de découvri non seulement les grands paysages qui ont fait la réputation de Constable, mais aussi certains aspects méconnus de son œuvre, comme les portraits. Chronologie en fin d'article.
John Constable Lucian Freud
 
Prestigieux émaux peints de la Renaissance Françoise Barbe et Véronique Notin Pages 52-61
À la rencontre des héros
À l'occasion de travaux de rénovation entraînant sa fermeture, le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, s'est engagé dans une importante politique d'expositions et de dépôts temporaires, afin de permettre au public d'admirer des œuvres qui seraient sinon restées en réserve. Trente-trois somptueux émaux peints sont ainsi présentés au musée municipal de l'Évêché de Limoges : un événement, qui offre un regard croisé sur deux prestigieuses collections et révèle la diversité du décor mythologique à la Renaissance.

 
Le château de Sigmaringen, fastueuse résidence des Hohenzollern Ulrich Feldhahn Pages 62-69

Le château de Sigmaringen domine de sa silhouette pittoresque la ville du même nom, nichée entre les contreforts du Jura Souabe et le lac de Constance. Édifié sur un éperon calcaire dominant un méandre du Danube, ce château à l'architecture composite abrite l'une des plus importantes collections privées d'Allemagne, et l'une des rares à être accessibles au public. Mobilier français du XVIIIe, porcelaines de Meissen et portraits princiers se succèdent dans les salles richement décorées du château, qui conserve également de remarquables peintures des primitifs allemands et un exceptionnel ensemble de tapisseries flamandes.

 
Claude-Charles Saunier, un ébéniste au siècle des Lumières Clotilde Fontana Pages 70-82

Claude-Charles Saunier, reçu maître en 1752, est le plus illustre représentant d'une dynastie d'ébénistes parisiens du XVIIIe siècle. Sa production, marquée à ses débuts par l'influence des Chevallier et d'Oeben, évolue vers un style personnel et raffiné, caractérisé par la variété de ses décors : jeux de placages précieux, panneaux de laques orientales, plaques de porcelaines et de Wedgwood… Cette étude présente à la fois des découvertes inédites sur la dynastie des Saunier et un panorama complet de l'œuvre d'un des meilleurs ébénistes du style Louis XVI. Encadré sur Claude-Charles Saunier et la franc-maçonnerie.
Claude-Charles Saunier ébéniste
 
 
Principales fiches référencées pour ce numéro
 
Louis Testelin, Saint Pierre ressuscite la veuve Tabitha Hélène Guicharnaud Pages 83-84

1652. H/T, 385 x 300 cm. Arras, musée des Beaux-Arts
Louis Testelin saint Pierre Tabitha May
 
Félix Lecomte, La Déploration du Christ par les trois Marie Sophie Marin-David Pages 85-86

Vers 1775. Terre cuite, H. 40 cm. Rouen, musée départemental des Antiquités.
Félix Lecomte jubé Christ Marie
 
Grand Palais : la nature sans fard de Constable Mantoue : les collections des Gonzague

 
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L'Objet d'Art n° 373 est un magazine des Editions FATON.