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L'Objet d'Art n° 7 HS du 01/06/1993 Numéro Hors Série Fabergé L'orfèvre des tsars Un demi-siècle d'éblouissantes créations Des dessins inédits Les faux Fabergé |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Fabergé, un destin ciselé par l'histoire | Jean-Louis Petit | Pages 4-13 |
L'histoire de la maison Fabergé se confond avec le destin d'un seul homme, Carl Fabergé. D'origine Française et huguenote, fils d'un joaillier dont la famille avait émigré en Russie, il devient très vite, sur les traces de son père, un artisan de talent qui s'octroie les faveurs impériales et pénètre dans la cour des tsars. Entre 1885, date d'entrée de son frère Agathon dans l'entreprise familiale, et 1917, il va produire une quantité monumentale d'objets d'art éclectiques, raffinés et enchanteurs. Son époque s'achèvera avec celle de l'empire russe balayé par la tourmente révolutionnaire durant la première Guerre mondiale. |
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| Les débuts de Fabergé | Géza von Habsburg | Pages 14-19 |
Quand il reprend l'affaire paternelle de Saint-Pétersbourg vers 1870, Carl Fabergé n'est encore qu'un jeune orfèvre à la recherche d'un style. La collection de bijoux antiques du palais de l'Ermitage et le savoir-faire des bijoutiers français vont nourrir son inspiration et mûrir sa technique. Il reste de cette période de tâtonement, longue d'une vingtaine d'années et récemment mise en lumière par l'apparition de nouveaux documents, une importante quantité de dessins qui traduisent déja le génie naissant du grand orfèvre russe. |
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| Un demi-siècle d'éblouissantes créations | Jean-Louis Petit | Pages 20-35 |
Dans son indicible variété, objets de vitrine, bijoux, pièces d'orfèvrerie, pendulettes, cadres, porte-crayons ou étuis à cigarettes... la production de Carl Fabergé offre le label particulier de l'élégance et du raffinement. Son style est indissociable de la splendeur dorée de la cour des tsars ; il s'est nourri des créations du passé, des arts traditionnels russes et japonnais comme des chef-d'œuvre de l'antiquité et de la Rennaissance, des époques Louis XV, Louis XVI et Empire admirés par le jeune orfèvre qu'il était durant son périple européen. Dans son éclectisme, le maître de Saint-Pétersbourg a également su s'ouvrir a l'Art nouveau naissant. Mais jamais il n'aurait pu produire avec une telle perfection des objets d'art aussi diversifiés que les célèbres œufs de Pâques impériaux, les somptueux services de table en argent ou les ravissantes boîtes émaillées sans une maîtrise technique et une connaissance des matériaux employés absolues. |
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| Des dessins de l'érmitage | Karina Orlova & Larisa Zavadskaia | Pages 36-41 |
A la manière d'un architecte qui dresse des plans, Carl Fabergé ne réalisait jamais un objet d'art sans faire une esquisse préalable. Une centaine de dessins d'un haut degré de maîtrise et de raffinement, datant des années 1900, font aujourd'hui partie des collections publiques du musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Ils sont représentatifs de l'exigence du grand orfèvre russe et de son souci permanent d'atteindre la perfection. |
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| La modernité de Fabergé | Evelyne Possémé | Pages 42-54 |
Dans l'abondante production de Fabergé, les objets inspirés par le style Art nouveau se distinguent : quand le célèbre orfèvre de Saint-Pétersbourg suit la tendance générale apparue au début du 20e siècle, il fait preuve d'une modernité visible dans quelques œufs impériaux, de belle compositions florales et plusieurs ustensiles en argent ciselé. |
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| Fabergé contre "Fauxbergé" | Géza von Habsburg | Pages 55-61 |
Chaque objet portant le poinçon Fabergé, par sa maîtrise technique et son haut degré de perfection, est une œuvre d'art très recherchée. Il n'est pas étonnant que des faussaires en exécutent des contrefaçons plus ou moins habiles pour en faire le commerce illicite et réaliser des profits juteux. Les copies de figurines en pierre dure, d'ustensiles en métal ciselé ou d'œufs de Pâque impériaux inondent aujourd'hui le marché et sont monnaie courante dans les ventes aux enchères. |
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| Fabergé | Chagall |