N° 9 - mars 2004 - 8,50 €
ISSN : 0998-8041
Durant les trois hivers 1925, 1926 et 1927, à Paris, Miró abandonne la figuration fantastique, riche de détails figuratifs, par laquelle il traduisait les éléments de son univers personnel, pour laisser place à l'alchimie des formes et des lignes. Ses toiles deviennent le réceptacle d'un étonnant univers onirique, qui frôle l'abstraction sans jamais y sombrer totalement, ouvrant néanmoins la voie à l'abstraction lyrique des années 1950. Parallèlement et comme en réponse à ses peintures de rêves, Miro exécute l'été à Montroig une série de quatorze paysages imaginaires où il cherche à établir un nouveau rapport avec la peinture, arrivant à une maîtrise de l'espace qui lui était jusque là inconnue.
Auteur : Siméon Nadia
Magazine : L'Objet d'Art hors-série n° 9 Page : 38-46
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