Ce fut un beau tollé. Notre revue a reçu nombre de lettres, de coups de téléphone, de fax… Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'étaient pas élogieux. Les uns m'accusaient de n'y rien entendre, d'autres d'inventer de toutes pièces des arrêts de la Cour de cassation. Il est même un lecteur qui exprimait le regret de ne pouvoir – l'époque ne s'y prêtant guère – m'envoyer ses témoins… Quel ?crime? avais-je donc commis pour susciter une telle ire ? Celui d'avoir écrit un article dans lequel j'exposais que les fontes post mortem ne pourraient plus, désormais, être considérées comme des bronzes originaux (cf. L'EOA n° 422, mars 2007, p. 30-31). Pourtant, je pensais avoir apporté des arguments sérieux à l'appui de mes dires. Quoi qu'il en soit, nous avons décidé d'ouvrir le débat en donnant la parole à un certain nombre de spécialistes. Mais, afin d'éclairer ce débat, il me semble indispensable de rappeler brièvement les données du problème.
Auteur : Duret-Robert François - Pollaud-Dulian Frédéric - Jouanneau Bernard - Edelman Bernard - Cusinberche Régis
Magazine : L'Objet d'Art n° 427 Page : 92-101
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