La vogue dont ont bénéficié les bronzes d'édition de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, l'envol de leurs prix ont eu pour corollaire la multiplication des contrefaçons, qui doivent être soigneusement distinguées des faux, plus rares dans ce domaine, et des reproductions. Portant atteinte au droit moral de l'artiste ou de ses ayants droit, les contrefaçons soulèvent le problème du surmoulage et de l'œuvre originale. Cette notion, créée par la jurisprudence et l'administration fiscale, répond à des critères rigoureux définis notamment par l'arrêt du 28 juin 2001 de la cour de Besançon dans l'affaire Hain, mais qui ne sont pas toujours ceux des fondeurs d'art. À la lumière des textes juridiques, d'exemples précis et des affaires défrayant aujourd'hui la chronique, cet article explique quelles sont les notions juridiques et techniques essentielles pour comprendre les lois qui régissent le monde complexe, souvent paradoxal, du bronze d'édition.
Encadrés sur l'affaire Guy Hain, sur l'affaire Toselli et Qu'est-ce qu'un surmoulage?
Auteur : Duret-Robert François
Magazine : L'Objet d'Art n° 365 Page : 56-67
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