N° 351 - octobre 2000 - 8,00 €
ISSN : 0998-8041
À l'origine simple tailleur de pierre, le Hollandais Claus Sluter vint chercher fortune à Dijon, à la cour de Philippe le Hardi, dans les années 1385. Ses réalisations pour la Chartreuse de Champmol, d'un réalisme saisissant, en firent le chef de file de l'école bourguignonne. Le Puits de Moïse constitue son chef-d'œuvre le plus magistral : la liberté d'expression dont fait preuve le sculpteur n'a de pair que la virtuosité et l'intelligence des moyens techniques mis en œuvre. Fleuron de la statuaire occidentale, le Puits de Moïse a en outre été exceptionnellement préservé par les siècles ; le remarquable état de conservation de sa polychromie en fait ainsi un témoin unique de l'art médiéval.
Depuis 1946, il n'avait fait l'objet d'aucune restauration importante. À la demande des Monuments historiques, une nouvelle campagne de restauration a débuté à la mi-avril 2000. Mais la précipitation dans laquelle elle semble avoir été décidée et la polémique qui s'en est suivie ont entraîné l'arrêt du chantier en juin 2000.
Nous publions ici un bref rappel des faits. Myriam Chataignère, auteur d'une première étude technique sur le Puits en 1990 et de la phase expérimentale de restauration qui a eu lieu au cours de l'été 1999 sur la face du prophète David, présente ensuite le résultat de ses travaux.
Lexique sur les termes relatifs à la restauration.
Auteur : Faton Jeanne - Chataignère Myriam
Magazine : L'Objet d'Art n° 351 Page : 72-87
Retour en haut