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L'Objet d'Art n° 340
Topino, ébéniste

N° 340 - Octobre 1999 - 8,00 €

ISSN : 0998-8041

L'Objet d'Art n° 340 - Octobre 1999


Sommaire

  • Charles Topino, maître ébéniste et entrepreneur fécond
  • Francisque Millet II, paysagiste à la fin du XVIIe siècle
  • Un art deux fois millénaire, la terre vernissée
  • Le mobilier de lettré en Chine

    Quand on parle de mobilier chinois, dans la plupart des esprits apparaissent les images de meubles richement ornés de sculptures ou de laque, incrustés de nacre ou de pierres dures. À l'opposé, des lignes sobres et épurées, un environnement serein, propice à la méditation, évoquent le Japon. Ces idées reçues sont une interprétation réductrice de l'Occident. Pendant ces trois derniers siècles, les ornements baroques de la Chine, parfois exagérés et déformés, se sont intégrés à nos styles des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Pour beaucoup, il est impensable, aujourd'hui, de parler du mobilier chinois en terme de lignes épurées, de formes subtiles, de la beauté simple des matériaux naturels, de calme, de sérénité ou d'austère noblesse. Pourtant, ces expressions qualifient parfaitement des meubles construits en Chine entre 1550 et 1720 environ, de la fin de la dynastie des Ming (1368-1644) au début de celle des Qing (1644-1911). Ces meubles étaient destinés à l'usage des lettrés dans leur environnement intime. Ils sont une expression de la pensée raffinée et sophistiquée de cette élite intellectuelle issue du confucianisme et du taoïsme.


    Auteur : Colson Laurent

    Magazine : L'Objet d'Art n° 340 Page : 72-82

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